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Wakobo-ti-kodro – Jérémie Sansan Hien récompensé au CISFA 2026

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Du 6 au 10 juillet, Jérémie Sansan Hien, doctorant en épidémiologie, et Mélanie Plazy, enseignante-chercheuse, tous les deux membres de l’équipe GHiGS, étaient à Cotonou, au Bénin, pour le 1er Congrès International sur la Santé des Femmes Africaines (CISFA).
À cette occasion, ils ont partagé les résultats de l’évaluation d’une intervention numérique innovante via l’utilisation d’une application sur tablette par des accoucheuses traditionnelles pour suivre les grossesses dans les communautés en République Centrafricaine (projet Wakobo-ti-kodro).
Jérémie Hien a ainsi reçu le 3ème prix de la communication orale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le projet Wakobo-ti-kodro est une étude pilote dont l’objectif est d’évaluer une stratégie visant à améliorer le dépistage des grossesses à risque dans la communauté traditionnelle en Centrafrique. L’innovation repose sur une application numérique mise à disposition des accoucheuses traditionnelles formées aux soins de santé maternelle communautaires.
Cette application a été adaptée aux utilisatrices, en se basant sur des pictogrammes et des messages vocaux pour dépister les grossesses à risque et les signes de danger chez la mère et le bébé. Par ailleurs, l’intervention renforce la formation des accoucheuses traditionnelles aux soins de santé maternelle en communauté ainsi que leur collaboration avec les centres de santé.

 

 

Les premiers résultats présentés à l’occasion de la première édition du Congrès International sur la Santé des Femmes Africaines (CISFA) sont très encourageants :
lors de sa communication orale, Jérémie Hien, actuellement doctorant avec Renaud Becquet et Cécile Cazes, a montré que cette intervention permettait d’améliorer la fréquentation des centres de santé par les femmes enceintes et le suivi prénatal jusqu’à l’accouchement. 

 

Par ailleurs, Mélanie Plazy et Jérémie Hien ont présenté les résultats liés à la mise en œuvre de l’intervention sur le terrain lors d’une conférence plénière. Ils ont montré que cette intervention numérique était acceptable et faisable à condition de l’adapter au contexte : supervision régulière des accoucheuses traditionnelles, implication des leaders communautaires, anticipation des contraintes logistiques telles que les coupures fréquentes d’électricité.

 

 

Ce projet a pu voir le jour grâce à un partenariat entre des humanitaires de l’ONG médicale d’urgence ALIMA, le Ministère de la Santé et de la Population de Centrafrique, le programme PACCI à Abidjan au travers de PRISME-CI, et le centre Bordeaux Population Health.