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Projet F-SWIFT : Collecte électronique des symptômes et qualité de vie chez les patients dialysés

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La maladie rénale chronique (MRC) est un enjeu croissant de santé publique avec environ 10% de la population mondiale atteinte d’une MRC et pourrait devenir une des cinq premières causes de décès dans le monde en 2040. Lorsque les reins n’assurent plus leurs capacités vitales, un traitement par dialyse ou transplantation rénale devient nécessaire.

Le projet F-SWIFT s’intéresse à la faible qualité de vie liée à la santé (HRQoL) et à la charge symptomatique insuffisamment reconnue des patients traités par dialyse, un enjeu majeur de la prise en charge de la maladie rénale chronique (MRC). Les patients dialysés estiment souvent leur état de santé perçu à seulement 40–60 % d’un état de santé optimal, et de nombreux symptômes restent insuffisamment détectés et pris en charge.

 

 

 

 

L’essai randomisé F-SWIFT, niché dans le registre REIN (registre national des patients ayant une MRC au stade de suppléance rénale) vise à évaluer si la collecte électronique, systématique et structurée des symptômes rapportés par les patients (PRO), associée à un retour organisé vers les équipes soignantes, permet d’améliorer la HRQoL à 12 mois chez les patients en dialyse. Le projet analysera également les mécanismes d’implémentation de l’intervention (contextes, processus et impacts) et une évaluation médico-économique de type coût-utilité sera réalisé à 12 mois.

 

 

Pour la première fois en France, F-SWIFT déploiera un recueil électronique durable des PRO sur tablettes chez les patients dialysés, afin de démontrer la faisabilité d’une intégration pérenne dans les registres cliniques et en pratique courante.

 

 

Cette innovation a pour ambition de renforcer la communication patient-soignant et de stimuler l’amélioration des services, de la qualité des soins et de la recherche en santé des populations.

 

 

Le projet est coordonné par Mathilde Prezelin-Reydit pour la région Nouvelle-Aquitaine, en collaboration avec le CHRU de Nancy (Pr Francis Guillemin – investigateur principal de l’étude et Pr Luc Frimat – coordinateur pour la région Grand Est) et l’Agence de la biomédecine (Dr Cécile Couchoud – coordinatrice nationale du registre REIN). Il bénéficie d’un financement de plus d’un million d’euros obtenu dans le cadre de l’appel à projets MESSIDORE 2022.

 

contact au BPH : mathilde.prezelin@u-bordeaux.fr