Séminaire 2 nov 2019 : Les revues prédatrices : méconnues, banalisées mais dangereuses

Evénement organisé par le Département de Santé publique, le Bordeaux Population Health U1219 et sa cellule Qualité Intégrité

 

Hervé Maisonneuve
Consultant, Rédacteur scientifique

 

Mardi 5 novembre 2019 – 11h à 13h

Amphi Pierre-Alexandre Louis, ISPED

Campus Carreire, 146 rue Léo Saignat, 33076 Bordeaux

 

entrée libre, sans inscription

 

Avec une intervention en amont de Philippe Moretto, vice-président Recherche de l’université de Bordeaux

et Jean Pierre Savineau, référent intégrité scientifique de l’université de Bordeaux

 

Résumé

Une révolution technologique avec une disparition du papier et un nouveau modèle économique (l’auteur-payeur remplaçant progressivement le lecteur-payeur) ont bouleversé les revues scientifiques depuis les années 2000. Le modèle ‘auteur-payeur’ a attiré des convoitises d’ingénieurs zélés (plutôt en Inde) qui ont créé des revues dites prédatrices en copiant des revues existantes. Leur nom est trompeur, le contenu du numéro un est plagié, des adresses emails sont volées dans des bases de données. Un chercheur avec plus de 10 ans de carrière reçoit une à deux sollicitations alléchantes par jour pour soumettre des manuscrits. Le peer-review est rapide, l’APC (Article Processing Charge) est bas : de 5 à 800 $ au lieu de plus de 1200 à 5000 $. Les comités de rédactions sont composés d’experts prestigieux n’ayant pas donné d’accord. Il existerait plus de 10 000 revues prédatrices publiant plus de 500 000 articles par an, dont certains articles d’auteurs français. Les sociétés savantes, les universités, les organismes de recherche doivent réagir en publiant des listes vertes de revues vertueuses (urologues par exemple), voire pénaliser les chercheurs piégés (CNU de médecine d’urgence par exemple).

https://www.redactionmedicale.fr/

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