Deux projets Européens H2020 “Joint Programming Initiative : a Healthy Diet for a Healthy Life” pour étudier les “omics” liés à l’alimentation en relation avec le diabète, le vieillissement cognitif et la plasticité cérébrale

Les deux projets seront menés par des consortia multidisciplinaires incluant deux chercheurs de l’équipe LEHA.

D-CogPlast (Identification of dietary modulators of cognitive ageing and brain plasticity and proof of concept of efficacy for preventing/reversing cognitive decline), lancé en 2016, a pour objectif d’examiner le rôle des bioactifs alimentaires dans la plasticité cérébrale associée au vieillissement cognitif. D-Cogplast inclut 6 partenaires issus de 5 pays Européens (Grande-Bretagne, Autriche, France, Pays-Bas, Espagne ; coordinateur Sandrine Thuret, King’s College London). D-Cogplast est un projet de recherche translationnelle à l’interface entre la nutrition, l’épidémiologie et les neurosciences, allant de la recherche préclinique sur des modèles murins jusqu’à l’analyse de données de grande dimension chez l’homme. Des méthodes innovantes seront mises en œuvre, comme la métabolomique alimentaire, une approche in-vitro de la plasticité cérébrale chez l’homme, et des modèles animaux de vieillissement cognitif. Cécilia Samieri (BPH, équipe LEHA) dirige le Work Package 1, dédié à l’identification d’un set de bioactifs issus du métabolome alimentaire sanguin associé à un déclin cognitif marqué dans les 13 ans suivant le prélèvement chez 200 sujets âgés de la cohorte des 3 Cités, comparativement à 200 sujets avec une cognition préservée. Ce travail sera mené en collaboration avec Claudine Manach (unité Nutrition Humaine UMR 1019, INRA and Université d’Auvergne). Sophie Lefèvre-Arbogast a été recrutée comme doctorante dans l’équipe LEHA pour ce projet. 

SALAMANDER (Salivary biomarkers of Mediterranean Diet associated with long-term protection against type 2 diabetes mellitus) commence début 2017. Le projet a pour objectif d’identifier et de valider des signatures salivaires indicatrices de comportements alimentaires sains (par exemple, l’adhésion à une alimentation de type Méditerranéen) et associées à une protection à long-terme contre le diabète de type 2. Comme D-Cogplast, Salamander est multidisciplinaire et fait appel à des approaches « omics » innovantes, en particulier l’étude de nouveaux marqueurs du microbiote salivaire. Le projet réunit des partenaires de France, de Grande Bretagne et d’Espagne (coordinateur Martine Morzel, INRA, France). Catherine Féart (BPH, équipe LEHA) est impliquée dans les Work Packages 1 et 2. Le premier Work Package a pour objectif d’identifier, à partir de données du microbiome salivaire, du protéome et du métabolome chez des sujets de la UK Biobank, une signature multi-marqueur d’une alimentation de type Méditerranéen associée à une moindre prévalence de diabète de type 2. Dans le second wok package, la signature sera validée chez des sujets âgés des cohortes ENRICA et 3 Cités. Perrine André sera recrutée comme doctorante sur ce projet en 2017 dans l’équipe LEHA.

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